Il y a un moment que j’avais envie de vous parler de ce sujet. Un sujet sensible et tabou, comme beaucoup de sujets concernant la maternité. Et puis je ne trouvais pas les mots, ou le courage d’en parler.

Et puis un jour, après une discussion intense avec une amie – maman , j’ai eu envie de mettre des mots sur ce sujet sensible qu’est l’alcool pendant la grossesse. Bien entendu, on le sait toutes, l’alcool c’est mal pendant la grossesse. . Parce que même si j’ai beau rigoler sur facebook et sur le blog pour ma passion ( toute mesurée ) pour le mojito, l’alcool pendant la grossesse est un sujet qui me touche particulièrement, et qui me fait me poser beaucoup de questions. De par mon histoire personnelle.

Avant d’être maman, et alors que le désir de me reproduire était à son comble, et bien tu ne le sais peut-être pas mais la procréation à été un peu fastidieuse. Bébé ne voulait pas arriver. Parce que j’étais stérile, partiellement certes, mais voila, la machine ne fonctionnait pas. Les ovaires ne fabriquaient pas d’ovules, l’utérus dysmature, et j’en passe. Bref, le gros bordel .

Après 1 an et demi de tests négatifs, de prises d’hormones un peu partout, de nombreux et longs rendez-vous chez mon gynécologue chéri et de jambes en l’air , papa débordé et moi avions décidé de prendre du recul. Bébé ne voulait pas arriver ? Et bien soit ! nous allons profiter !

C’était fin juin, ça tombait bien . Le soleil, les barbecues, les fêtes entres amis, un voyage en Italie. Et de l’alcool. Pas à outrance, mais un bon verre de vin pour accompagner un bon repas, un apéro, ou une bière fraiche en terrasse. La vie quoi !

3 mois s’écoule. Nous nous mettons en tête , petit à petit, que nous ne serons probablement jamais parents «  biologiquement »  mais je reprends quand même rendez-vous avec mon gyné. Pour voir l’état désastreux de mon utérus et son inutilité. Parallèlement, nous nous renseignons sur les démarches à mettre en place pour une éventuelle adoption.

Le jour du Rendez-vous chez le gynécologue, et après une discussion sur nos nouvelles attentes, envies et angoisses, je m’installe à contrecœur sur sa table d’examens.

Et là, la vie . En moi, un petit cœur qui bat. Un petit truc gigotant de 10 semaines. La vie. Il a fallu que l’on ne veuille plus de lui pour qu’il s’invite. Déjà un sale gosse, pour sûr ! Les larmes, la joie. Le bonheur, l’incroyable, l’inattendu, le miracle . La vie. En moi.

Et puis les questions : et mes apéros, mes verres de vins qui accompagnent les bons repas et mes bières fraiches en terrasse ? «  Oh tu sais ce ne sont pas 2-3 verres qui vont faire du mal à un bébé ». voila ce que l’on m’a répondu.

La grossesse se déroule bien, et je donne naissance 6 mois plus tard à un beau petit garçon. 51cm, 3kg750. Rond, tout chaud, magnifique. Oubliée la stérilité, je mets 2 autres enfants au monde, très facilement.

Ce premier enfant à bien grandit . Il est beau, grand, intelligent. Il est TDAH aussi. Entendez par là qu’il a des troubles de l’attention et de l’hyperactivité .  Après le diagnostic il y a quelques mois , et la prise en charge, des questions me taraudent : d’où viennent ces troubles ? De la fatalité ? Ou de mes apéros en terrasse quand j’étais certaine d’être stérile alors qu’il était là en secret ?

Cette question, je me la poserai toute ma vie. Et même si les spécialistes me disent qu’on ne sait pas d’où viennent ces troubles et que ce n’est de la faute de personne, cette question restera une des questions que je me poserais toute ma vie . Et si l’alcool y était pour quelque chose ?

Pour les grossesses de mes filles, ayant très vite conscience de mes grossesses, je n’ai ingéré aucunes boissons alcoolisées. Monstrinette à presque 5 ans, et même si elle est extrêmement dynamique, elle n’est apparemment pas hyperactive, et n’a aucuns soucis de concentration.

 

L’alcool pendant la grossesse , vraiment un danger pour le bébé ?

 

Parce qu’en vrai, on se pose toutes la question , et on entend un tas de choses différentes et contradictoires à ce sujet. Mais selon la santé publique France , L’alcool est dangereux pour le fœtus, il peut provoquer

* Fausse couche ou accouchement prématuré ;

* Retard mental ou physique, troubles du  comportement de l’enfant

L’alcool passe-t-il dans le sang du bébé ?

Parce l’alcool bu par la mère passe dans le sang du bébé par le placenta et que donc, rapidement il y a autant d’alcool dans le sang du bébé que dans celui de la mère. ( alors qu’il est beaucoup plus petit )

De plus, le bébé reste exposé plus longtemps aux effets toxiques de l’alcool, car son petit foie l’élimine plus lentement.

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Mais Existe-t-il une quantité d’alcool sans risque pour le fœtus ?

En vrai, on ne sait pas vraiment aujourd’hui quelle est la quantité minimale d’alcool qui est toxique pour l’enfant à naître. Il est donc recommandé de ne pas boire du tout d’alcool pendant  votre grossesse.

 Certains alcools sont-ils moins dangereux que d’autres ?

Hélas non ( imagine, on te dirait que le mojito est INOFFENSIF , ce serait le bonheur haha ) Il n’y a pas d’alcool moins dangereux qu’un autre. Même une petite coupe le 31 décembre . je sais c’est rude, mais être mère c’est faire un tas de sacrifice , et ce dés le début .

Il existe par contre de plus en plus de boissons sans alcool et franchement « sympas » pour ne pas se sentir exclues. Personnellement pour les grossesse des filles, j’étais fan du Pisang sans alcool et des cidres 0% . Tout aussi fun !

 

Et puis n’hésitez pas à en parler à votre médecin généraliste, gynécologue ou sage-femme si vous avez des questions à ce sujet . Mais ça vaut le coup de se donner les meilleures chances de mettre au monde un merveilleux bébé en bonne santé !

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Article écrit en collaboration avec la santé publique France

Tatiana