On peut le dire, notre été fut rythmé. Surchargé. Chaotique oserais-je dire. Alors oui, on a commencé l’été avec un mariage civil parfait, des vacances en famille en camping à Argelès-sur-Mer, au soleil, et les jolis moments capturés tous ensemble, malgré les caractères bien trempés de chacun. Et puis il y a eu les travaux qui ont commencé, la maison à laquelle on s’est à peine habitué qui se voit complètement chamboulée, le confort en moins et les difficultés qui ont commencées.

Parce que si on en a rêvé de cette vieille maison à rénover et qu’on l’aime d’un amour qui ne s’explique pas, ce chantier que l’on attendait tant nous a fait perdre nos moyens parfois (et pas que financiers haha). Sans vraie cuisine, dans les poussières et les gravas parfois. Ajoutons à ça le quotidien, les enfants et la préparation de notre mariage laïque… Cet été, on a eu bien du mal à garder la tête hors de l’eau. On en a bavé. Reconstruire cette vie et cette maison à notre image, si cela en vaut la peine, est une période semée d’incertitude où il faut avoir les nerfs bien accrochés.

Il y a aussi eu la garde alternée bousculée par l’horaire d’été, les angoisses et les absences, les retrouvailles difficiles et les rendez-vous manqués. Et si mon cerveau a toujours tendance à ne retenir que le positif, je peux vous dire que cet été restera dans mes souvenirs comme celui où je ne sais comment on a pu survivre sans (trop de) séquelles psychologiques.

Et puis septembre est arrivé, le premier et plus important chantier de notre maison débordante se termine peu à peu (même s’il nous faudra des années pour rénover de fond en comble cette maison de village), et notre mariage débordant à eu lieu. Un moment magique et hors du temps où l’on s’est dit oui pour cette vie, pleine de bonheur et d’emmerdes à la pelle, pleine de lui et de moi au naturel, pleine d’amour et de stress, pleine d’eux quatre et de nous six. Un mariage laïque qui a unit pour la vie nos deux noms, nos vies et nos quatre enfants.

Et la vie reprend aujourd’hui son court presque normalement, avec son lot de nouveauté et de batailles. On retrouve nos marques, nos habitudes, notre espace et nos routines qui sont ici comme des petits cocons tout doux et rassurants.

Une maison difficile à nettoyer vu la poussière qui ne cesse de tomber, mais une nouvelle cuisine si agréable et fonctionnelle qu’elle adoucit la vie de toute la famille, et nous donne des envies (surtout aux filles et moi) de cuisiner sans cesse et nous rend la vie douce, , une organisation qui semble rouler de nouveau mais qui sera bientôt mise à rude épreuve par des nouveaux projets,

Et puis un nouveau combat

Mais aussi et surtout un nouveau combat. Celui que l’on entame avec la cadette, qui voit ses troubles de l’attention s’accentuer et qui nous pousse dans nos retranchements autant qu’elle pointe le doigt sur nos failles et nos faiblesses, ainsi que nos forces. Une année scolaire donc à haute dose d’angoisse pour moi, et l’espoir que je pourrai accompagner au mieux cette enfant complexe et merveilleuse, qui remue tout sur son passage, et que son hypersensibilité mène à des montagnes russes émotionnelles parfois bien difficiles à suivre ( même pour moi qui fais corps avec mes propres montagnes russes, et qui peux donc la comprendre).

Mais on continue sur notre route et notre lancée. Parce que si c’est route n’est pas simple, et elle juste et résonne comme une vérité. On continue comme on a commencé: en s’aimant très très fort à deux et à six, en faisant des erreurs et en se pardonnant, et en apprenant les uns des autres, et en vivant en meute. En route pour notre aventure de famille et cette année scolaire débordante et animée!

Les looks de ces trois adorables mauvaises herbes (qui poussent bien trop vite) est, comme d’habitude, un look Tape à l’œil. Collection “Back to School”

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Tatiana